somanaute

L’ami Gil Hedley, a défini le terme de somanaute, qu’il est intéressant d’explorer :

Somanaute :  comme un astronaute navigant dans l’espace extérieur, le somanaute navigue dans l’espace intérieur de la forme humaine, explorant les mondes infinis internes afin de pressentir le moi. Gil Hedley.

Quelques citations de ce chercheur :

Je crois absolument que « si nous changeons nos pensées/perspectives nous pouvons changer nos corps ». C’est le sujet de mon premier livre « reconceiving my body », dans lequel j’explore ce thème en longueur. Nous pouvons commencer ce changement dans le sens que l’on veut. De nouvelles pensées mènent à de nouveaux mouvements. De nouveaux mouvements mènent à de nouvelles pensées. J’ai expérimenté des changements à partir de ces deux excellents points de départ.

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Avec les arts du travail sur le corps, l’art des rapports humains implique l’observation des schémas de pensée et habitudes, qui, une fois amenés à une compréhension consciente, servent à expliquer nos schémas de mouvement, ceci, ce sont les schémas de nos vies. Par schémas de mouvement, je pense en effet au sens le plus large ici. Mes mouvements dans cette acceptation incluent aussi bien mes réponses aux situations, mes schémas comportementaux et habitudes d’interactions interpersonnelles, en complément des mouvements intrinsèques de mon corps, qui sont finalement conditionnés par la qualité de mes rapports.

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Des relations importantes dans nos corps, ordinaires à voir ou bien à toucher, sont souvent négligées dans une recherche de parties et de structures nommées. Entre nous existe aussi beaucoup qui n’est pas nommé et inavoué. Pourtant, la substance de nos relations mutuelles remplissant l’espace que l’on imagine entre nous est palpable. On en sent les textures, qu’elles soient confortables ou abrasives, espiègles, tendues ou acollées, et nos mouvements reflètent les qualités de nos connections.

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Ma dernière définition du fuzz (duvet) dans nos corps est « un film de fascia en traction ». Quand vous soulevez un film de fascia, cela ressemble à de la barbe à papa. Le fuzz est ce qui connecte tout à l’intérieur de nous.  Cela repose là, juste comme les connexions entre nous sont simplement un fait : nous sommes en relation. La question est toujours : quelle est la qualité de la relation ? Si vous aimez la texture, profitez en ! Mais si vous n’aimez pas, et bien, changez là de votre côté, et ce sera différent. Etre coincé dans une relation n’est pas différent que d’avoir une « épaule bloquée ». Vous pouvez accepter de l’aide si vous si coincé que vous avez du mal à faire bouger les choses par vous même. Ou vous pouvez introduire de nouveaux mouvements qui vont assouplir la texture.

Pour faire fondre le fuzz de nos relations, oui vous avez à bouger. Mais cela aide beaucoup d’observer les schémas qui ont créé la structure actuelle de la relation, afin que vous sachiez quelle répétition obtient telle texture. Si vous n’avez pas conscience de ce que vous faites, c’est difficile de changer. Quand vous observez vos propres schémas, et les apportez à votre conscience en toute honnêteté (et sans un sac plein d’auto-réprimande), et acceptez vos schémas pour ce qu’ils sont, il devient aisé de se déplacer au delà de ces schémas. Ce faisant, la texture de la relation changera.

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