Waza

Intéressant article sur Hino sensei :

« Le waza ne se transmet pas. Le waza acquis par Shioda sōké n’appartient qu’à lui seul. Le budō n’est et ne peut être rien d’autre qu’une affaire individuelle.

Cependant, à partir de ce waza, il est possible de dégager certains yōso (éléments fondamentaux), comme par exemple le déplacement du poids du corps. C’est cela qu’on appelle gijutsu. Et le gijutsu, lui, peut être acquis. Et cette acquisition est rendue possible par le keiko, l’étude. »

 

source : http://kansenkai.com/post/80495027874/dragon-hors-serie-aikido-n-3-les-principes-de

Posture assise….

Pensez-y, la posture assise est une des plus grandes évolutions modernes et nouvelle contrainte qui a remodelé notre corps via notre bassin, que les milieux de la santé dans les pays anglo-saxons ont fini par appeler sitting disease (le mal d’être assis).

sittingdisease(source image : http://www.juststand.org/tabid/674/language/en-us/default.aspx )

« Mais attention, lance l’ostéopathe Rob Danoff, si « nous ne sommes pas faits pour être assis toute la journée, nous ne sommes pas faits non plus pour être toujours debout », ce qui peut aussi provoquer des problèmes. « Il ne faut pas aller d’un extrême à l’autre », dit-il. »

Source FR :  http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140530.OBS8949/debout-rester-assis-au-bureau-nuit-gravement-a-la-sante.html

L’extrême inverse générant d’autres problèmes comme le souligne cette étude canadienne sur les métiers à posture debout : http://www.invisiblequifaitmal.uqam.ca/en/publications/5.1.1.9.pdf

« la station debout prolongée a été associée avec des inconforts aux extrémités inférieures ainsi que des symptômes cardiovasculaires »

Je vous recommande la lecture de l’article d’Erik Dalton : le puzzle de la posture parfaite (proprioception, compensation, décompensation, lutte extrinsèque-intrinsèque)

Sciatiques et mal aux lombaires

 

Penser à libérer le piriforme dans les cas de sciatique :

32-33-piriformis-sciatic-nervequelques exercices proposés :

(source EN : http://blog.corewalking.com/creating-space-sciatic-nerve-pain/  )

10398094_666206190114265_4718721600153056545_n5 asanas expliqués sur : http://www.herniateddiscinfo.com/

 

 

dictionnaire visuel de chimpanzé

chimpanzes[source EN : http://www.bbc.com/news/science-environment-28023630]

 

Quelques études sur la visualisation en traitement post avc

neuro

Les études suggèrent de manier exercices de visualisation de pair avec un travail physique de rééducation :

Cela suggère que le bénéfice de la pratique mentale comme précédemment montré par  nous-mêmes ( Dijkerman et al., 2004) et d’autres , est essentiellement due à la pratique physique et mentale combinée. Il est encore incertain si le bénéfice de cette combinaison est associée à des modèles cognitifs améliorés des mouvements effectués , les mécanismes de motivation, ou un effet indirect de la neuroplasticité où la pratique mentale réactive les représentations motrices récemment utilisées, permettant ainsi une augmentation de l’effet de la pratique physique elle-même. Cela suggère que seuls les patients avec une capacité motrice préservée pourraient bénéficier de la pratique mentale qui fonctionne uniquement en combinaison avec la pratique physique « .

Source [EN] : http://brain.oxfordjournals.org/content/134/5/1373.full
source image : http://www.humanconnectomeproject.org/

Journée en plein air

psomadimanche25C’est également l’occasion de relire notre article sur le bain de nature ici

tranche de vie

Me retrouvant proche de Chatelet, ou j’avais diné dans une charmante petite brasserie avec une amie récemment, je décidais d’aller me poser pour savourer autant le repas que l’atmosphère agréable que j’avais en souvenir.
Au final j’ai passé une heure, à raconter puis à écouter la vie de ma voisine, né en 1926, qui se prénommera M pour le plaisir de l’histoire, car elle s’est penchée vers moi pour me chuchoter, normalement je ne donne pas mon vrai prénom, j’en invente un mais comme vous n’êtes pas un flirt, je peux vous le dire mais je ne l’aime pas.
M m’a raconté son mariage, à une époque qui n’était pas comme aujourd’hui, où les choses étaient plus simples sur ce qu’on attendait de la vie, où l’on flirtait mais n’allait pas beaucoup plus loin, on ne couchait pas avant de se marier, non par pression sociale mais par peur du fait même de coucher…
Elle arrêta de travailler, mais s’ennuyant, cela n’étant pas drôle la vie de femme au foyer, elle prit un boulot de vendeuse, et lorsqu’on lui proposa une promotion dans les bureaux, elle répondit non, elle préférait être au contact des gens, et puis il y avait toujours des histoires dans les bureaux.
Elle essaya également de la thérapie manuelle comme ce que je fais quand elle ne sut plus où se tourner, elle y croyait à cela.
Deux magnifiques filles, mais elle qui voulait tant un fils…. et puis son regret, pas de petit enfant…. mais ses filles étaient là pour elle aujourd’hui.
Aujourd’hui elle me dit, j’ai de la chance, je tiens de papa, je ne suis pas fatiguée, je sors tous les jours. Parfois je viens dans cette brasserie, c’est la seule, je m’y sens un peu chez moi, j’aime l’atmosphère, et puis c’est raisonnable. Vous savez, j’ai encore l’envie de vivre et d’en profiter, il y a tellement de choses à faire et à voir.
Puis en me prenant la main, elle me dit il n’est pas trop tard pour vous donner mes vœux, vous êtes une gentille personne, je vous souhaite de trouver une femme qui vous apporte beaucoup de bonheur, et intelligente comme vous l’êtes. Je n’ai pas de fille à vous présenter sinon je l’aurai fait. J’espère que l’on se reverra.

Que c’est agréable ces rencontres et échanges fortuit. J’aime échanger avec ces personnes pleines de vie, qui dégagent une forme de sagesse et de bienveillance. Et qui savent savourer la vie.

momentpresent(source image mymodernmet )

Noël & rites

Récemment j’ai vu beaucoup de passions à cause de la nature religieuse de nos fêtes… J’ai trouvé regrettable qu’on oublie la nature païenne, c’est à dire paysanne de toutes les fêtes. Une fête est l’expression d’une grande joie. Souvent les fêtes étaient liées à un calendrier lunaire ou solaire.

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur les habitants du sombre pays, une lumière a resplendi. En fait, auparavant Noël était le jour de la naissance de Mithra, fête du solstice symbolisant le retour du Soleil invincible (et le début des fêtes renversant l’ordre établi, les Saturnales). D’ailleurs le jour de la naissance du Christ était considéré comme impie et non fêté avant qu’il soit décidé la substitution avec l’autre culte.

Le solstice signifie étymologiquement la pause du soleil. Des peurs anciennes sont ancrées en nous, peur de la nuit, peur que la vie ne reprenne pas, peur de la mort intrinsèquement.

Rappelons également que nous disposons d’horloge biologique circadienne et circalunaire.

Si l’on peut comprendre le sens homéopathique de l’abondance au cœur de la nuit, on peut s’interroger de l’évolution moderne de Noel (sans même s’interroger de la fusion récente d’une fête des enfants), en effet, quel sens symbolique peut représenter un cadeau (voire une « obligation » d’en faire ou recevoir) à une époque où l’abondance est de mise et où l’on a pas à se serrer la ceinture toute l’année pour s’offrir une orange de Noël qu’on n’aurait même pas oser manger ?

Il serait intéressant de se reposer les sens profonds de nos rites. La peur de la nuit  a-t-elle disparu parce que nous pouvons éclairer nos nuits désormais, et ne plus voir nos ombres projetées par le feu dans la caverne ? La peur de la vieillesse et de la mort a-t-elle disparu car nous l’occultons collectivement dans notre société et nos divertissements ? Il manque la tête d’un mort présente dans les fêtes romaines pour nous rappeler une vérité fondamentale.

Concernant les rites, je pense qu’ils peuvent nous accompagner parfois dans notre vie. Par exemple je vois mes cours de psoma comme un rite, je consacre du temps toutes les semaines, et je sais que je serai en communion avec d’autres personnes dans une atmosphère positive. Même la méditation est plus bénéfique, car durant ce moment nous vibrons en harmonie. J’ai d’autres rites dans ma vie, mâcher 27 fois avant d’avaler quand je mange un sandwich par exemple. J’essaye de savourer le moment que je passe. Le scientific american a publié un article cette année : « pourquoi les rituels marchent » (et même auprès des personnes qui n’y croient pas) : dans certains cas cela apporte de la confiance (avoir un grigri dans le sport), dans d’autres cela enlève du stress à une situation sur laquelle on ne peut avoir de contrôle (rituel par rapport à des cataclysmes naturels), ou contribue à une thérapie comportementale cognitive (écrire le problème, et détruire le papier) sans parler de la dimension prophétie autoréalisatrice, donner vie à une idée en y pensant.

Bref les rituels peuvent être puissants, par exemple, en tant que thérapeute on peut avoir ses rituels pour se mettre dans le bon état d’esprit avant de recevoir un patient, ne pas se laisser parasiter avec ses petits soucis et être totalement en phase avec la personne qui vient vous voir. Mais il faut savoir ne pas tomber dans le travers des rituels : la coquille vide. A force de pratiquer un rite celui-ci n’a plus de sens où autrement dit on le pratique pour le rituel et non ce qu’il représente.

Autre rituel important l’effet placebo. Il a été constaté qu’il avait les mêmes effets que les personnes ignorent qu’elles prennent un placebo ou en le sachant, certains ont d’ailleurs renommé cet effet le « care effect ». L’attention, considérer. C’est une des dimensions (seulement) de l’effet placebo.

Ou comme dirait Gérard Carton « Être attentionné dans les actes, les paroles, les pensées. Être capable de voir ce que voit l’autre, de ressentir et de comprendre ses besoins, ses attentes, parfois son désespoir, parfois ses joie »

Les réseaux sociaux n’ont pas changé nos interactions humaines, prenez le temps d’échanger avec ceux qui pourraient être seuls ou démunis en cette période. Peut-être est ce cela qu’il faudrait considérer en cette période de dissonance cognitive où l’on abreuve les personnes d’image de chaleur humaine, de partage, et où nombres de personnes se sentent seules, ou sont exclues de l’abondance, Noël est subi, comme une contrainte (de cadeaux…), une obligation (de certains sentiments…) voire un échec pour certaines personnes seules. Comprendre le sens profond des choses, notre peur viscérale de la mort, comment l’être humain s’est développé en tant qu’animal social, en s’entraidant. Savourez votre repas comme un moment de partage avec ceux que vous appréciez si vous êtes à plusieurs, prenez soin de vous et aimez vous si vous êtes tous seul, envoyez un mot à ceux qui se sentent seuls pour leur rappeler que tel n’est pas le cas, savourons la fin de la grande nuit et le retour de Sol Invictus.

Le soleil commence dans nos cœurs.

Source :
Sciences & Avenir : les origines de nos croyances
Why ritual works
PlaceboEffect
Lettre de Gérard Carton

 

 

Interview

DSC01942m1024Une entrevue reprenant mon parcours et ma démarche a été publié, je vous invite à la lire ici

Liberté au sol

Une jolie video de travail au sol :