Cerveau & Psycho Emotions sociales

Après le très intéressant numéro de cet été consacré à la méditation, l’excellente revue Cerveau & Psycho nous revient avec comme thématique : émotions sociales et comportements : culpabilité, médisances, impulsivité….

Un article de deux pages, a fortement attiré mon attention, et montre que nous sommes au début d’une prise de conscience sur la santé, qui devrait aboutir à une évolution vers  un système de santé (versus le système de soin dans lequel nous sommes aujourd’hui)

Guérir le corps par l’esprit

« (…) Cette spécialisation croissante a permis de beaux progrès, notamment en matière de prise en charge des pathologies dans leur phase aiguë, mais a laissé beaucoup de patients (et de médecins de terrain) perplexes dans le cas de pathologies chroniques : ces dernières impliquent de multiples organes, et surtout l’un d’entre eux, le cerveau…
d’où l’éclosion de médecines alternatives, ou complémentaires, dont l’une des ambitions est d’être holistique (du grec holos, tout, entier), c’est à dire s’attachant à soigner l’ensemble du corps et de la personne, et pas seulement une partie isolée. Jusqu’à présent, ces approches n’avaient guère convaincu la communauté médicale, et reposaient sur des traditions plus ou moins anciennes, sur des affirmations plus ou moins fantaisistes, plutôt que sur des preuves scientifiques. Mais leurs intuitions comme leurs intentions étaient bonnes. C’est ce que tout une gamme de travaux est en train de redécouvrir (et de dépoussiérer!)

Avec le psoma, nous tenterons à notre humble échelle, de contribuer à la vulgarisation des recherches les plus récentes, et l’interaction corps-esprit est au cœur de notre démarche.

les études scientifiques les plus récentes de ces dernières années ne laissent aucun doute quant à l’influence décisive sur la santé des pensées, des émotions et des comportements

Un autre article a particulièrement attiré mon attention : « apprendre sans mots », la verbalisation étant un sujet passionnant pour un chercheur et un enseignant.

En bref :

Décrire une sensation ou un geste qu’on essaie d’apprendre réduit souvent la précision de cette sensation et perturbe la mémorisation de ce geste.
Les personnes ayant une très bonne expertise dans la verbalisation (par ex les œnologues) échappent à cet effet. Les profanes y sont plus vulnérables.

Deux types de mémoire, l’une déclarative fondée sur des mots, l’autre procédurale concernant les gestes, semblent entrer en compétition dans certains cas

C’est pour cela que nous basons l’apprentissage sur la recherche personnelle, le ressenti, que nous utilisons des métaphores pour la transmission, afin d ‘éviter de faire rentrer la réalité dans un modèle, et sinon il faut donner les outils pour que le modèle ne soit pas limitant comme pour l’exemple de l’œnologue… nous reviendrons également sur un fondamental de la sémantique générale « une carte n’est pas le territoire »

Voilà, je ne peux que vous inviter à découvrir cette revue si ce n’est déjà fait, et vous pourrez terminé la lecture sur l’étude du soldat inconnu, sur la thématique ‘ »peut-on vivre sans passé ».  Il s’agit des rescapés de la première guerre mondiale qui se sont retrouvés sans mémoire. Jean Anouilh a même imaginé une histoire, dont le héros ne s’intéresse guère sur son passé, ne se reconnait pas dans celui qu’il est censé incarné et voudrait vivre libéré de ce fardeau.
A titre personnel, ce sujet m’a fortement intéressé de mon expérience post coma que j’ai vécu comme une renaissance et une libération d’héritages parfois négatifs (vivre pour les attentes des autres, auto-censure, interdictions, peurs héritées…).

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