Nouvelles du bord (fin 2017)

Bonjour à tous,

Je prends le temps d’écrire un peu sur le blog que j’alimente moins que la page facebook.

Alors, pour faire court : j’ai un métier à temps plein sans rapport avec psoma, je monte une auto-entreprise en coaching de gestion du stress (qui me permet de proposer ma double démarche thérapie des mémoires traumatiques et psoma à des entreprises), la nuit je travaille depuis deux ans sur un livre d’anthropologie évolutionniste de l’émergence de la vie aux dysévolutions ou pathologies étant apparues de manière paradoxales.

Je vais principalement consacrer mon temps au développement de ma micro-entreprise, et j’espère pourvoir donner des nouvelles prochainement, même si je continuerai l’enseignement via des stages.

Si vous aimez mon travail photographique, j’ai désormais un site sur lequel vous découvrirez mon travail et présence sur divers réseaux sociaux. Je vais également commencer à vendre des tirages pour financer mes activités.

Concernant les stages, voici le CR que j’ai publié sur fb du dernier épisode :

Quelques mots sur le stage d’hier. J’ai eu la chance de passer la journée avec des personnes qui ont déjà participé à des stages avec moi, et qui ont une riche expérience corporelle. S’entrainer dans une belle forêt est un luxe également. Merci aux personnes qui me font confiance et avec qui je partage de beaux moments.

J’ai été interrogé sur comment je travaillais certains exercices à des buts thérapeutiques. Alors, plutôt que de voir une foule de postures, nous avons seulement travaillé un exercice. Mais avec la respiration, la proprioception de comment nous nous fermons nous-mêmes au lieu de nous ouvrir, et comment chacun d’entre nous étant différent de ses traumatismes ou expériences, ce que nous devons travailler est à adapter à notre histoire.

Après avoir pris conscience comment nous occultions certaines parties de notre corps et comment les conscientiser et aller travailler dessus. Et notamment en regardant comment un travail sur le bas du corps avec un impact sur le haut du corps. Nous avons appris à lire un corps debout, et regardé comment on pouvait travailler la posture avec les mains jusqu’à l’épaule. Notamment en regardant comment les tensions et déséquilibres se propageaient jusqu’aux extrémités du corps.

Nous avons constaté les liens entre bassin épaules et mâchoires. Comment avec la même information visuelle nous pouvons avoir des causes tensionnelles dans le corps, en touchant les personnes, différentes. Comment en situation de stress on pouvait avoir des axes de fermeture du tronc et de fermeture des doigts dans les mains. Et comment on pouvait recentrer la structure d’une personne sans manipulation en apportant une correction informationnelle à des endroits stratégiques du corps (en l’occurrence main / bras pendant le stage).

Nous avons constaté que le travail sur les doigts pouvait également avoir une application martiale ou corporelle, en induisant une intention ou des chaines différentes pour se déplacer. Nous avons exploré la pince physiologique (pouce + index), majeur, index + majeur, auriculaire.

Le travail a été complété avec une approche de travail de rééducation avec ballon lesté, massues, baton. Toujours dans une optique d’utiliser tout son corps et d’utiliser des outils pour prendre conscience des parties où cela ne coule pas dans son corps.

La journée a conduit à un réalignement de tous les participants, constaté visuellement.

Bonne fin  d’année à tous, merci à ceux qui prennent des nouvelles.

Fanfan

 

Rentrée 2016-2017

stage-psoma-oct-2016Bonjour à tous,

Vous êtes nombreux à m’avoir interrogé sur cette rentrée, et la communication s’est réalisée par mail. Il est temps que je communique plus largement. Pour rappel, j’ai fondé une association loi 1901 de recherche corporelle il y a quelques années suite à ma rééducation post-traumatique. Depuis, que de chemin parcouru. Psoma est né et s’est développé grâce aux chaleureux participants qui ont tous apportés quelque chose à cette pratique et à mon enseignement.

En parallèle j’ai des entrepris des entreprises de thérapeute manuel qui m’ont pris pas mal de temps, et que je finalise au bout de 5 années. Depuis un an, je suis également sur un projet de livre d’anthropologie évolutionniste, qui structure 7 années de recherche… cela me prend mes nuits et week end et il me semble avancer très lentement…

J’ai essayé plusieurs formules comme les cours à l’année, financièrement intéressant mais moralement difficiles à gérer avec les absences. Le format stage de l’année dernière a été super, une journée pour explorer le corps c’est génial. Et je remercie Cécile sans qui cela n’aurait pas été possible. Financièrement cela a été un échec, du fait que je ne faisais pas payé avant le stage principalement.

Cette année je vais donc proposer par doodle à la quinzaine de personnes qui me suivent depuis des années et à ceux qui le souhaitent des dates de stage, une fois un minimum requis atteint, le stage deviendra public. Des cours particuliers seront également envisageables. J’ai d’autres projets en tête mais je vous en parlerai le temps venu.

Le premier stage sera dans la lignée de ce que j’enseigne et pratique dans ma vie. Une déconnexion à la surinfoirmation et une reconnexion avec une marche en foret, facultative pour ceux qui ne veulent passer qu’une demi journée avec moi, un pique nique où on pourra échanger, puis le stage en lui même en fonction des attentes de chacun.

Pour ceux qui veulent découvrir notre approche une chaine video est ouverte. 

Au plaisir de vous retrouver et d’échanger avec vous,

Merci à tous ceux qui ont rendu cette aventure possible, et qui ont contribué à cette formidable expérience humaine, j’espère que cela vous a autant apporté que vous m’avez apporté.

Chaleureusement,

Fanfan

Bras de fer du petit doigt

Un exercice en sensation pour comprendre un peu mieux notre corps ^^.

Absorption

Photoreportage en Thailande

En dehors de psoma, j’ai une passion pour la photo, je vous présente ici mon récent travail :
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Décharger son stress

naolito

 

(source image : naolito.com)

Une psychologue donne une conférence sur le stress, et présente un verre d’eau, alors que tout le monde s’attend à ce qu’elle demande si le verre est à moitié plein ou vide, elle demande: « quel est le poids de ce verre ».

Elle reçoit de nombreuses réponses.

Elle dit : « le poids absolu de ce verre n’a aucune importance. Si je le tiens une minute cela va, si je le tiens une heure, j’aurai des douleurs jusqu’à l’épaule, si je le tiens une journée, je serai toute engourdie, plus je le tiens, plus il devient lourd. »

Les stress sont comme ce verre d’eau dans la vie, plus longtemps on les tient en tête, plus ils sont lourds.Si on y pense toute la journée on finira paralysé, incapable de ne rien faire et de voir les choses sous un autre angle.
Il faut réussir à poser son verre de stress, à ne pas le porter toute la journée, la soirée et la nuit !

koan du jour : « Etre connecté »

elephant

Stage d’inititiation aux massues indiennes

Mercredi 7 novembre, stage d’initiation aux massues indiennes ouvert à tous.

Venez avec 2 bouteilles d’eau gazeuse (pour la forme de la bouteille) ou avec vos massues.

Les massues indiennes et iraniennes ont été récemment popularisées par Scott Sonnon dans ses programmes d’entraînement Tacfit et CST (Circular Strengh Training). Il existe de nombreuses méthodes d’entrainement.

A quelques exceptions près je ne m’entraine pas avec outil, mais les massues sont assez extraordinaires, bien utilisées, pour la rééducation, la coordination, la proprioception, l’équilibre, la mobilité articulaire et le conditionnement dans une approche travail global du corps.

Durant ce cours, nous aborderons divers points : la saisie vivante de la poignée, une série d’exercices progressifs allant de l’équilibre, à la rééducation des poignets coudes épaules, et du travail des lignes spirales, tout en prenant conscience du risque pour les genoux et comment les protéger.

 

Echanges avec Allen Pittman

Allen Pittman revenant donner un stage ce week end chez notre amie Luce de la maison du Taiji,  je republie une interview que j’avais réalisé lors du premier passage de Allen que nous avions co-organisé dans le cadre de l’association Recherche Corporelle & Martiale (le texte original ainsi que les commentaires se trouvent ici).
Renseignements sur le site de la pratique sauvage

Fanfan (RCM) : Pourriez-vous vous présenter ? de vos débuts jusqu’où votre parcours vous a actuellement mené.

Allen Pittman (AP) : Je suis né prématuré et malade, ayant tous les organes endommagés excepté le cerveau. J’ai commencé le karaté (tae kwon do) à 11 ans. A 15 ans, j’ai commencé à étudier les Nei Chia ou « arts internes » chinois avec Robert Smith qui fut un pionnier et l’un des premiers à faire découvrir le tai chi aux USA. Cela dura 7 ans. A 23 ans j’allais à Taiwan en temps qu’étudiant résident, étudier avec Hung I-mien. J’ai également étudié avec les fils de Chen Pan-ling et Wu Shao-lin, durant deux années.

Toute ma pratique d’arts martiaux chinois représente une vision pré-communiste qui est allée à Taiwan durant la révolution. J’ai reçu la permission d’enseigner de tous mes professeurs. Je n’ai rien inventé, juste écouté. Ainsi ma pratique représente un art ou une voie issue d‘une transmission directe. J’ai étudié la plupart du temps de manière privée avec mes enseignants, ainsi l’enseignement était direct, peu politisé, et dans une dynamique de petit groupe.

A 26 ans, j’ai commencé l’étude en parallèle de l’escrime et d’autres arts (judo, aikido, aikijutsu, thang tha, kalari…) en les comparant toujours à la tradition chinoise. Cela incluait tant un enseignement privé que l’étude en groupe. J’ai aussi commencé à cette période à enseigner et à expérimenter. Cela inclut mes 10 années de travail avec le lutteur Tim Geoghegan. Tim m’a appris ce que les Celtes avaient, ce que les Asiatiques avaient, et il m’a initié à un travail intelligent avec des poids et à une pratique du Yoga venant de l’Asie et de l’Europe de l’Est. Il m’a aussi appris des techniques de soin. Comme moi aussi je suis un Celte ce fut important. Et maintenant quand j’enseigne les arts martiaux chinois j’enseigne comme un Celte. Je ne joue pas, il n’y a pas d’apparat… quelque chose de très direct. Certaines personnes trouvent ma simplicité déconcertante. Erwan me connait bien et peut expliquer cette voie Celtique pour clarifier mes propos.

Hung I-mien et Tim étaient tous les deux des guérisseurs traditionnels. Tim était ostéopathe, et Hung était l’équivalent chinois. En plus de ces deux là j’ai étudié le Bagua avec Rose Li de Pékin mais qui enseignait à Manchester et à Londres. Teng, l’enseignant de Rose Li était l’aîné de Sun Lu Tang et de ce groupe d’intellectuels de Pékin qui ont commencé à populariser et modifier les Neijia. Ainsi j’ai une connaissance considérable des arts martiaux chinois pré-Mao Tse Tung. C’est quelque chose de peu clair pour beaucoup de chinois. Rose Li était également une femme : et cela m’a donné des éclairages supplémentaires sur la pratique.

Sans perdre de temps, on peut dire que j’ai eu environ 10 enseignants dans 6 pays, mais ceux que je mentionne sont les plus importants. Cela n’inclut pas mes reconstructions historiques de l’art de la guerre des anciens grecs ni mes travaux créatifs qui ont émergé d’un travail traditionnel mais qui sont mes créations cependant, basés sur des faits connus.

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